Un petit garçon périt dans les flammes

Stéphanie Lacaze

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L'immeuble situé dans une arrière-cour de la rue Monadey a été complètement ravagé.
L'immeuble situé dans une arrière-cour de la rue Monadey a été complètement ravagé. — C. Blumberg / 20 Minutes

La rue Monadey, près de la place de la Victoire, est restée fermée à la circulation toute la journée d'hier. Le temps que les pompiers déblaient les débris de l'immeuble qui a complètement brûlé dans la nuit, et s'assurent qu'une reprise de feu n'était plus possible. Le terrible incendie qui s'est déclenché vers 1 h 30 a fait une victime, un garçon de 10 ans. « A notre arrivée, nous avons été confrontés à un feu très violent au premier étage du bâtiment, explique le capitaine des sapeurs-pompiers, Laurent Benziadi-di-Carlo. Nous avons procédé au sauvetage d'un homme d'une quarantaine d'années qui se manifestait aux fenêtres et nous avons évacué une personne âgée et un jeune couple au rez-de-chaussée. »

Une bougie à l'origine du feu ?
Bloqués par les flammes et l'intense chaleur, les pompiers n'ont malheureusement pas pu pénétrer dans l'appartement où se trouvait pris au piège le garçonnet. Son corps n'a été retrouvé qu'en début de matinée, sous les décombres. La mère de l'enfant, âgée de 33 ans, et son frère jumeau ont eux réussi à échapper à l'incendie. Très choquée, la jeune femme a été prise en charge avec son second fils, brûlé et intoxiqué, par le Samu et conduite à l'hôpital Pellegrin. Elle « tenait des propos incohérents », selon les pompiers. Pour Claudine Margès, une voisine qui habite l'immeuble d'en face et qui a assisté à toutes les opérations de sauvetage, « la mère criait “C'est ma faute. J'ai laissé la bougie allumée. Je ne voulais pas qu'ils soient dans le noir”. » Selon les premières déclarations obtenues par la police, c'est effectivement une bougie qui serait à l'origine du sinistre. Mais à ce stade de l'enquête, il ne s'agit encore que d'une hypothèse, et les experts judiciaires vont maintenant tenter de déterminer avec précision les causes de cet incendie.
Deux policiers, qui intervenaient dans une rue voisine sur un accident et qui sont arrivés les premiers sur les lieux, ont également été légèrement blessés en voulant porter secours aux victimes. L'un d'eux a été brûlé au visage. De nombreux voisins, sous le choc, ont passé hier la journée dans la rue, à raconter et à revivre le film de la catastrophe. Une dame se souvient que la petite famille « avait emménagé il y a un an, et qu'elle avait alors donné un chat aux enfants ».

Polémique

Les pompiers n'ont pas pu se rendre directement sur les lieux de l'incendie avec leurs camions, car la rue, étroite, était encombrée de voitures garées en stationnement interdit. Une situation courante qui exaspère les riverains.