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DORDOGNEPlusieurs blessés dans l’explosion d’une poudrerie à Bergerac

Plusieurs blessés dans l’explosion d’une poudrerie à Bergerac

DORDOGNEUn premier bilan fait état de sept blessés légers et un blessé grave
Bergerac, en Dordogne
Bergerac, en Dordogne - GettyImages / GettyImages
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Plusieurs explosions ont eu lieu mercredi dans une poudrerie de Bergerac, faisant au moins un blessé grave et sept blessés « en urgence relative », a annoncé la mairie. Un incendie est en cours sur le site mais a été circonscrit par les pompiers.

Les explosions se sont produites dans « un des bâtiments de stockage de l’entreprise Manuco, ce qui a provoqué un incendie. La préfecture a tenu aussitôt à rassurer la population en indiquant qu'« à ce stade, l’incident n’a pas d’impact à l’extérieur du site ».

Opérations de maintenance

« Il n’y a plus de risque de propagation », a souligné le sous-préfet Jean-Charles Jobard lors d’un point presse, en précisant que le périmètre de l’usine n’est pas habité.

« La nitrocellulose contenue dans un atelier s'est enflammée lors d'opérations de maintenance entraînant la blessure de plusieurs personnes situées à proximité », a expliqué le groupe dans un communiqué. Mais la cause de cet accident est pour l'instant « non déterminée ».

Classé Seveso seuil haut

L’entreprise Manuco produit de la nitrocellulose pour munitions et est classée Seveso « seuil haut » pour le risque incendie et toxique. Le feu aurait démarré aux alentours de 14 heures, dans la foulée de l’explosion. Selon le sous-préfet Jean-Charles Jobard, une quarantaine de personnes étaient présentes sur place.

Un périmètre de sécurité a été établi autour du site et d’importants moyens déployés avec la présence de 61 sapeurs-pompiers et d’une trentaine d’engins, de 20 policiers et de deux hélicoptères du Samu.

Roland Lescure « solidaire »

En fin d’après-midi, il ne restait plus devant les grilles du site qu’un camion et deux voitures de pompiers. Des employés, non blessés et regroupés sur le parvis d’un bâtiment, avaient été pris en charge par la Croix-rouge avant de quitter les lieux.

Aucune fumée n’était visible aux abords du site, entièrement vidé de ses salariés, dont les grilles étaient entièrement ouvertes pour permettre le passage des véhicules des secours.

A l’Assemblée nationale, le gouvernement a fait part mercredi de sa « solidarité avec les victimes et leurs proches », par la voix du ministre délégué à l’Industrie Roland Lescure

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