le modem part seul, les verts s'interrogent

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Jean Lassalle explosait de joie hier.
Jean Lassalle explosait de joie hier. — P. SAURA / 20 MINUTES

« Je ne vais pas négocier à l'entre-deux-tours, je suis très bien parti pour les triangulaires », lance Jean Lassalle, tête de liste Aquitaine du MoDem. Avec 10,43 % des voix contre 16,06 % pour Bayrou en 2004, il est néanmoins fort d'un score régional qui contraste avec les résultats nationaux. « Comme la loi électorale nous le permet, nous devons rester autonomes », confirme Véronique Fayet, vice-présidente du MoDem en Gironde. Lorsque Xavier Darcos intervient sur France 3 et lance un appel du pied au parti centriste, une vague de désapprobation parcourt les militants présents au QG du modem.
De leur côté, les Verts ne franchissent pas la barre symbolique des 10 % (9,75 %). Alliés traditionnels du PS, ils sont encore indécis. « Il me paraît invraisemblable pour l'instant qu'il n'y ait pas d'alliance avec le PS », souligne Marie Bové, tête de liste d'Europe Ecologie pour la Gironde. Mais selon Julien Sage, membre de l'équipe de campagne, « le caractère bien trempé de Monique de Marco », annonce des négociations tendues, en particulier sur la LGV. « Cependant, avec un score en deçà des 10 %, notre marge de négociation est faible », s'inquiète la candidate Monique de Marco. En revanche, pour le PS, pas de doute, les Verts feront partie de l'alliance de gauche au deuxième tour. « Depuis les Européennes, le PS nous considère comme un partenaire politique », estime Marie Bové. « Mais nous ne voulons pas faire de la figuration comme pendant les deux dernières années », tempête Julien Sage. Pour sa part, Jean Lassalle est serein, il considère les nombreux abstentionnistes comme une réserve de voix pour le second tour. « Je ne ferai pas d'alliance, comme je l'ai promis aux électeurs sur le terrain », assure t-il. Plombés par un score décevant, les écologistes vont devoir faire des concessions s'ils souhaitent intégrer la coalition de gauche, menée par Alain Rousset.