Rousset confirme sa position dans la région

Orianne Dupont et Simon Gleize

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Alain Rousset, actuel président de région, a obtenu 36,90 % des voix (estimation à 21h).
Alain Rousset, actuel président de région, a obtenu 36,90 % des voix (estimation à 21h). — P.saura / 20 minutes

A peine les derniers bureaux de vote fermés, on parlait déjà du deuxième tour dans le restaurant qui accueillait les militants UMP. Avec 21,97 % des voix (tendance à 21 h), Xavier Darcos s'est placé en deuxième position. Un score proche de ce qui avait été annoncé par les derniers sondages (24 %), mais plus élevé que celui de 2004 : 18,40 %. Le suspense est donc rapidement évincé et les quelque militants présents – très calmes – s'expriment surtout quand ils entendent Alain Rousset (PS) parler de la « campagne calomnieuse » de Xavier Darcos et du « désavœu pour l'UMP et le gouvernement ».

Liesse à la permanence de Rousset
Autre son de cloche lorsque peu avant 21 h, le candidat UMP intervient devant les journalistes, des jeunes populaires massés derrière lui : « C'est l'échec de la démocratie. Si cela avait été un vote sanction, les gens auraient voté contre nous. Ce n'est pas le cas. » Il met aussi en garde les électeurs pour le second tour : « Les partis séparés sur leurs positions vont s'unir et déchirer les programmes présentés au premier tour ».
A la permanence du PS, on exulte : « Rousset Président, Rousset Président ! » Avec 36,90 % des voix (tendance à 21 h), Alain Rousset s'assure un nouveau mandat. Il invite les partis de gauche à se rassembler au second tour. D'ailleurs, personne n'imagine un second tour sans une alliance avec la liste de Monique De Marco (Europe Ecologie). Au quartier général, tous les colistiers affichent de larges sourires. Pour Naïma Charaï, « l'essai doit maintenant être transformé au second tour ».

Quant à François Deluga, porte-parole d'Alain Rousset, il pointe « la claque monumentale » reçue par Xavier Darcos et le « très bon score du PS, qui fait mieux qu'il y a six ans (38,42 %), mais sans les Verts », avec qui les négociations ont débuté dès l'annonce des résultats. Il a demandé, hier, l'abandon de la réforme territoriale.

Forte abstention

Comme annoncé dans les sondages, ce scrutin a dû faire face à une abstention record. Le taux d'abstention s'élevait à 49,92 % en Aquitaine et à 52,29 % en Gironde, le cancre de la région (contre 47,76 % au premier tour des élections régionales de 2004). Même constat dans les autres départements. La Dordogne fait office de bon élève avec « seulement » 45,82 % d'abstention. Quant aux autres départements, ils avoisinent ou dépassent de peu les 50 %.