La troisième corde en prime time

Thibault Liessi

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Le club de Mérignac compte 45 adhérents.
Le club de Mérignac compte 45 adhérents. — DR

Mérignac, nouvelle terre du catch ? Un club, l'European Wrestling League (EWL), y a ouvert ses portes début 2007 et compte déjà 45 adhérents, dont un quart de femmes. Plus fort encore : il vient de programmer une série de galas mensuels dans l'agglomération. Ces galas seront diffusés chaque dimanche soir à 20 h 30, dès le mois d'avril, sur la chaîne de l'ADSL TNA (1).
Une première pour un club de catch français. « L'un de nos adhérents nous a mis en relation avec la boîte de production Studio Labs, qui s'est occupée de faire le lien avec la chaîne », raconte Frédéric Juste, président et entraîneur de l'EWL. « Pour nous, c'est inespéré. » Le premier enregistrement aura lieu samedi soir à Saint-Jean-d'Illac (2). « La chaîne a prévu sept caméras. Avec l'écran géant, la sono et les lasers, on fait vraiment du spectacle à l'américaine. »

Un club en pleine croissance
L'EWL fait du catch selon les normes d'outre-Atlantique. « Ce qui intéresse les spectateurs comme les catcheurs, ce sont les histoires fortes, avec des personnages charismatiques. » Les apprentis catcheurs apprennent aussi bien à chuter sur le tapis qu'à entrer dans la peau d'un prisonnier en cavale. L'engouement actuel pour le catch oblige même l'EWL à refuser des candidats. « Nous avons plus de 120 demandes de toute l'Aquitaine. On est obligé de choisir la crème, aussi bien mentale que physique. » A l'étroit à Mérignac, l'EWL rêve de s'agrandir. « On ne peut même pas monter notre ring dans la salle. A terme, on aimerait trouver un lieu mieux adapté, et permanent. Mais sur la CUB, c'est compliqué. Peut-être que la télé va nous aider ! », confie Frédéric Juste.