Une année qui démarre dans la morosité

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Pour la Gironde, 2010 sera l'année de la rigueur et de l'austérité. C'est en substance ce qui a été annoncé hier par le président du conseil général à l'occasion du débat d'orientations budgétaires 2010. Budget qui sera voté fin mars, malgré l'incertitude concernant la compensation de la taxe professionnelle.Augmentation des dépenses sociales de 3,3 %, baisse des droits de mutation (taxes perçues par le notaire pour le compte de l'Etat et des collectivités) et toujours pas de remboursement de la dette de 211 millions d'euros de l'Etat pour le transfert des charges.

Si Philippe Madrelle, le président PS du conseil général, a fait part de sa détermination à assurer la politique sociale, il a aussi précisé qu'une hausse des impôts serait inévitable et de nouveaux investissements difficiles. « Il faut se retirer de la LGV Tours-Bordeaux, a proposé Jean-Jacques Paris, conseiller général communiste, et réinjecter les 138 millions d'euros dans nos obligations départementales. » W

O. D.