Un début de campagne en fanfare pour le PS aquitain

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Forêt de drapeaux et de pancartes à l'arrivée d'Alain Rousset. Samedi soir, le palais des congrès de Bordeaux a fait salle comble pour le premier meeting de campagne du président PS de région, candidat à un troisième mandat. Une soirée festive, où les militants, galvanisés par la chanson 1 000 coeurs debout de Cali, ont acclamé et applaudi avec ferveur leur candidat. Les socialistes, élus comme militants, qui n'ont pas manqué de tacler le rival de la majorité présidentielle Xavier Darcos, semblent sereins sur l'issue du scrutin.

Ludovic Freygefond, secrétaire de la fédération PS de la Gironde, a qualifié accidentellement Xavier Darcos de « minus » au lieu de ministre. Un lapsus révélateur du sentiment de supériorité des socialistes. Pour Antonin, 19 ans, « Darcos n'est pas crédible, il a été parachuté ! ». Et à en croire Jeanine, 79 ans, « il faut qu'il révise ses dossiers ». Céline, 36 ans, ajoute que « Rousset a l'avantage d'être proche des Aquitains ». Seul hic : l'absence des Verts, puisque Europe Ecologie présente cette année une liste séparée, menée par Monique de Marco. « On ne peut pas être à la fois contre la grande rocade et contre la LGV ! », a lancé Alain Rousset à l'adresse de Noël Mamère, dont le parti refuse la ligne à grande vitesse Bordeaux-Espagne. Lia-Line, 17 ans, conseille néanmoins la prudence : « Rousset n'est pas en danger, mais nous devons rester mobilisés car sa réélection n'est pas une formalité. » W

E. P.