Les Roms manifestent

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Ils descendent dans la rue aujourd'hui, pour la première fois, afin que cessent les pressions policières. Les Roms bulgares et roumains et les Bulgares non-roms habitant dans les squats de l'agglomération dénoncent la pression policière sur leurs lieux d'habitation. Ils demandent l'abandon des poursuites contre les cinq Bulgares placés en garde à vue parce qu'ils avaient tenté de se brancher sur le réseau électrique public. « D'autant que les pouvoirs publics avaient donné le feu vert officieusement », précise une association. Ils demandent l'accès à l'eau et à l'électricité pour tous les squats. Parallèlement, la Maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale sur les squats (Mous), pilotée par l'Etat et les collectivités pour l'intégration des Roms, tarde à donner des résultats. « On parle d'un laboratoire social d'urgence, mais trois mois après, rien n'a été fait sauf une évaluation de familles. Pas une seule n'a été relogée, pas une seule ne peut travailler », dénonce Jérôme Lobao, de l'association ProCom. W

Départ de la manifestation à 8 h, station de tram Thiers-Benauge (ligne A).