La Mous a encore besoin d'un coup de pouce

Orianne Dupont

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La mission publique doit permettre de lutter contre le logement indigne des Roms.
La mission publique doit permettre de lutter contre le logement indigne des Roms. — P. SAURA / 20 MINUTES

Pas d'intégration sans titres de séjour. A l'occasion du lancement de la maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale (Mous), censée clarifier la situation des 500 Roms de l'agglomération, lors du dernier conseil de la CUB, les élus de gauche ont demandé à l'Etat de prendre ses responsabilités. « L'intégration ne passe pas uniquement par le logement, mais aussi par le travail », a précisé Pierre Hurmic (Verts). Les élus ont regretté que seuls trente dossiers de titres de séjour soient étudiés en préfecture et attendent des « mesures drastiques ». Point sur lequel la préfecture n'a pu s'exprimer.

Pour le centre d'orientation sociale (COS) de Bordeaux chargé de rencontrer les Roms pour évaluer les situations et les besoins, l'obtention de titres faciliterait son travail, mais il n'attend pas le sésame pour réfléchir à leur avenir. « Nous allons débuter le diagnostic des Roms de Floirac et Gradignan la semaine prochaine, puis nous irons à Cenon », explique Philippe Ellias, directeur du COS. La structure cherche « des maisons pouvant accueillir 15-20 personnes ». Une quarantaine de bâtiments auraient été identifiés sur la CUB, majoritairement à Bordeaux. S'il était question en fin d'année d'installer des préfabriqués sur des terrains communaux, cette piste semble écartée : « Les villages de préfabriqués ne sont pas une solution, il leur faut des logements sociaux, mais la CUB en manque », rappelle Jacques Respaud (PS). Concernant les inquiétudes du voisinage, le COS juge que l'accompagnement permettra une bonne intégration. « Ils doivent connaître leurs droits et devoirs, mais ils ont tout à fait la capacité de s'intégrer dans la vie de la cité », affirme Philippe Ellias. W