Des parents crispés face aux portes closes des écoles

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Vingt-huit établissements, dont trois collèges et cinq classes de primaire, sont fermés en raison de suspicions de cas de grippe H1N1. Une mesure pas toujours bien perçue par les parents. « Vu tous les cas qu'il y a en ce moment, ça ne sert à rien... », estime Christine Bouquet, présidente départementale de la Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques (FCPE), opposée à ce principe de précaution. Même sentiment pour Christophe, père de deux enfants scolarisés dans des établissements de Saint-Michel, fermés, mais pas simultanément. « Au moment où ils sont renvoyés chez eux, les élèves ont déjà été en contact avec le virus. Et aucun dépistage n'est effectué, on ne sait même pas si c'est la grippe ! »

Et cela crée des complications dans les foyers. « Lorsque nous avons appris que l'école fermait, on ne s'était pas organisés car on voyait ça de loin, relate Paule Dubois, élue FCPE de l'école du Burck, à Mérignac. Mais ça arrive vite, alors on doit se débrouiller. » L'occasion aussi pour certains de nourrir des rancoeurs contre l'école : « Je suis étonné qu'il n'y ait que des écoles publiques qui ferment [selon la préfecture, les mesures sont les mêmes dans le privé]. C'est pour inciter les gens à aller dans le privé, là où il y a moins de problèmes », avance un parent. La préfecture précise qu'« il s'agit de mesures "barrières" destinées à rompre la chaîne de transmission du virus au sein des établissements, en attendant qu'une partie significative de la population soit vaccinée ». W

O. D.