Des éco-gestes pour consommer responsable

Marion Guillot

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Delphine, 26 ans, et Nicolas, 24 ans, ne veulentêtre « ni moralisateurs, ni intrusifs ».
Delphine, 26 ans, et Nicolas, 24 ans, ne veulentêtre « ni moralisateurs, ni intrusifs ». — P. SAURA / 20 MINUTES

Consommer responsable, c'est bon pour l'environnement... et pour le portefeuille. A partir de janvier, huit jeunes engagés dans un service civil volontaire accompagneront trente-deux familles mérignacaises, afin de leur faire adopter des éco-gestes. Réservé à des foyers modestes, ce programme national est piloté par l'association Unis-Cité.

L'enjeu est à la fois social, économique et écologique : « Il s'agit d'aider ces familles à faire des économies et à respecter l'environnement », résume Emilie Launay, coordinatrice d'équipe chez Unis-Cité Bordeaux et chargée de la formation de ces jeunes appelés ­« Médiaterre ». Réunis hier dans les locaux d'Unis-Cité, rue de Bègles, ils préparent leur immersion dans les foyers mérignacais. Ces derniers seront choisis avant la fin de l'année, sur la base du volontariat, parmi les locataires du bailleur social Mésolia. Chaque jeune interviendra dans quatre familles, à raison de deux visites mensuelles, de janvier à juin. « Nous effectuerons d'abord un diagnostic de leur consommation », explique Nicolas, 24 ans, engagé dans le programme. Puis nous leur montrerons quelles économies ils peuvent faire sur l'eau et l'énergie ». Ils suggéreront par exemple de pas laisser les appareils électriques en veille ou d'opter pour des ampoules basse consommation. Une « accroche économique », qui devrait ensuite « favoriser une prise de conscience plus générale de leur impact environnemental », poursuit Delphine, 26 ans, volontaire elle aussi.

Les foyers seront ainsi sensibilisés aux modes de consommation responsables (manger des fruits et légumes de saison, par exemple), ainsi qu'au tri des déchets. Et peu importe, presque, le résultat : « Ce qui compte, c'est de provoquer un déclic psychologique et d'amorcer une réflexion, souligne Nicolas. Nous ne voulons être ni moralisateurs, ni intrusifs, même si on vient chambouler un peu le quotidien des gens. » W