Vincent Feltesse défend le projet 4Gas.
Vincent Feltesse défend le projet 4Gas. — P. SAURA / 20 MINUTES

Bordeaux

« L'État ne peut pas être aux abonnés absents »

Qu'attendez-vous de votre rencontre avec Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, aujourd'hui ?

Qu'attendez-vous de votre rencontre avec Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, aujourd'hui ?

Il faut mettre la pression sur l'Etat, car la capacité de développement du Grand Port de Bordeaux est avant tout au Verdon. Le projet stratégique, qui s'articulait autour de 4Gas et d'un terminal méthanier, promettait une progression de trafic de 25 % [2 millions de tonnes]. Or le gouvernement a décidé d'y renoncer.

Selon vous, le projet 4Gas était une opportunité rare de développement...

Exactement. Et je ne souhaite pas que le port de Bordeaux soit un grand contournement bis. Quand ce projet a été abandonné, on nous a promis un grand contournement ferroviaire. Mais plus d'un an après, on constate que rien ne bouge. Pour le port, nous souhaitons prendre les devants, quitte à mettre en place des structures de travail pérennes avec les autres collectivités territoriales. Elles sont prêtes à lancer des missions de prospection, mais l'Etat, qui a la responsabilité particulière des ports, ne peut pas être aux abonnés absents.

Renoncer au terminal méthanier était une erreur ?

On aurait dû aller au bout du débat, car on avait un atout économique non négligeable. L'Etat et la région avaient mis des dizaines de millions d'euros pour régénérer la voie ferrée du Médoc, afin de développer le fret, et puis on a tout abandonné. W

Recueilli par Orianne Dupont