Happening berlinois à l'hôtel de ville

Marion Guillot

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Daniel Boulogne, galeriste, a prêté pour l'occasion les deux pans de mur exposés.
Daniel Boulogne, galeriste, a prêté pour l'occasion les deux pans de mur exposés. — J.-P. MULLER / AFP

Bordeaux rend hommage à la liberté retrouvée. Vingt ans, jour pour jour, après la chute du mur de Berlin, les Bordelais sont invités à découvrir à quoi ressemblait cette frontière infranchissable entre l'Est et l'Ouest. Deux pans du mur seront installés à partir de 10 h 30, dans la cour de l'Hôtel de ville, à l'occasion de cet anniversaire.

D'une hauteur de 3,60 m pour 1,20 m de large, ces morceaux authentiques ont été prêtés par Daniel Boulogne, collectionneur et directeur de la galerie 22 Rive Gauche, située quai des Chartrons. Recouverts d'inscriptions, ils forment une oeuvre intitulée « You Can Do or Die ». L'historien et journaliste Alexandre Adler animera ensuite une conférence (de 11 h à midi), suivie de témoignages de Bordelais ayant assisté à la chute du mur (à partir de 12 h 30). Parmi eux, Thierry Letellier, directeur d'unité à l'université Bordeaux-II, alors étudiant à Berlin, Georges Viala, président de l'Alliance française de Bordeaux, ainsi que le maire de la ville, Alain Juppé. Candidat, à l'époque, aux élections européennes, son tour des capitales d'Europe l'avait mené à Berlin. Un cycle de conférences et de projections est également programmé à la bibliothèque municipale de Mériadeck, jusqu'au 28 novembre. W