urgence pour les Bulgares du squat

Alexandre Ferrer

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La Croix-Rouge gère l'accueil provisoire des Bulgares dans le gymnase de l'avenue Thiers.
La Croix-Rouge gère l'accueil provisoire des Bulgares dans le gymnase de l'avenue Thiers. — P. SAURA / 20 MINUTES

La situation des quatre-vingts Bulgares délogés samedi soir par l'incendie du squat de l'avenue Thiers est au point mort. Pour l'instant, ces derniers restent logés au gymnase adjacent au bâtiment. L'ensemble de la communauté, par l'intermédiaire d'un représentant, a refusé de s'exprimer face à la presse. Beaucoup craignent d'être expulsés du territoire. Sur place, la Croix-Rouge gère l'organisation 24 heures/24. « Nous avons monté un centre d'hébergement d'urgence et sommes là pour faire tampon entre les pouvoirs publics et la population sinistrée, avance un des bénévoles. Douze tentes ainsi que des lits ont été installés dans les alcôves du gymnase. Nous fournissons également des kits d'hygiène et gérons la distribution des repas, ainsi que les premiers soins. »

Le maire (UMP) de Bordeaux, Alain Juppé, a saisi le préfet et a réclamé la tenue d'une réunion de crise avec les services de l'Etat, du département, de la CUB, des représentants des maires de la Gironde et des principales associations. Vincent Feltesse, président (PS) de la CUB, s'est dit favorable à ce principe de table ronde. La réunion devrait donc avoir lieu demain à la préfecture.

Les associations restent prudentes. « Ils vont sûrement proposer comme lieu d'accueil un hangar avec de grandes tentes, explique le président de Procom, Jérôme Lobao. Alors qu'il existe d'autres solutions. A Bordeaux, il y a des immeubles vides qui pourraient être occupés. Il ne faut pas tomber dans l'assistanat, mais aider ces personnes à s'intégrer. Concrètement, nous suggérons la création de villages d'insertion où l'on pourrait accompagner et soutenir cette population. » W