La ville mise sur le low-cost

Marion Guillot

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Les entreprises et les ménages limitent désormais leurs déplacements face à la crise.
Les entreprises et les ménages limitent désormais leurs déplacements face à la crise. — C. BLUMBERG / 20 MINUTES

L'année 2009 ne sera pas un grand millésime pour l'aéroport de Bordeaux. Depuis janvier, le trafic accuse une baisse continue : sur le premier semestre, 1 586 000 passagers ont été recensés, soit 8 % de moins qu'à la même période de l'année dernière. En juillet-août, la baisse s'est même accentuée, avec un recul de 9,4 % par rapport à l'été 2008. Une légère amélioration s'est faite sentir en septembre, avec une diminution de 7,5 %.

« La baisse annuelle avoisinera les 9 % par rapport à 2008 », pronostique le directeur de l'aéroport, Pascal Personne. Le nombre de voyageurs, de l'ordre de 3,5 millions en 2008, devrait revenir à 3,3 cette année. De mauvais résultats liés à la crise économique, qui incite les entreprises comme les ménages à réduire leurs déplacements. Le directeur de l'aéroport invoque également des facteurs structurels : « 40 à 45 % du trafic de Bordeaux est un trafic d'affaires », précise-t-il. Et son premier client, Air France, qui représente « deux tiers du chiffre d'affaires et des vols », a beaucoup souffert cette année. « On manque de trafic complémentaire pour redresser la barre », constate Pascal Personne. Une lueur d'espoir cependant : l'ouverture, en mai prochain, d'un troisième terminal, entièrement dédié aux compagnies low-cost. W