Un coup dur pour la Bastide

Marion Guillot

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L'Ensop devait s'implanter d'icià 2012 mais le projet bloque pour des raisons budgétaires.
L'Ensop devait s'implanter d'icià 2012 mais le projet bloque pour des raisons budgétaires. — WITT / SIPA

Bordeaux n'est pas prête d'accueillir l'Ecole nationale supérieure des officiers de police (Ensop). Son implantation, qui était prévue d'ici à 2012 dans le quartier de La Bastide, a été gelée, selon le syndicat national des officiers de police (Snop). Ce dernier a appris la nouvelle la semaine dernière, à l'issue d'une rencontre à la direction de la formation de la police nationale (DFPN).

La DFPN aurait invoqué des « raisons budgétaires », ajoute le syndicat. Du côté du ministère de l'Intérieur, la décision n'a pas encore été confirmée. Pour l'heure, la place Beauvau se borne à déclarer que le projet « fait l'objet d'une étude de faisabilité », à la fois « technique et financière ». Le choix de la capitale girondine avait été annoncé en mars dernier par le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé. « J'attends que Brice Hortefeux me rappelle pour faire le point », a-t-il indiqué hier. Quoi qu'il en soit, le gel du projet est un mauvais signe pour le développement de la ville. L'arrivée de l'Ensop devait en effet compenser la délocalisation de l'école de Santé Navale à Bron (Rhône-Alpes), également candidate pour accueillir l'école des sous-officiers de police. « On a laissé filer Santé Navale, un des fleurons de la ville, pour un projet qui n'était pas acquis, a déploré hier le chef de l'opposition municipale socialiste, Jacques Respaud. C'est un coup dur pour le quartier de La Bastide ». En tout, 60 millions d'euros devaient être investis dans cette implantation. Actuellement située à Cannes-Ecluses (Seine-et-Marne), l'Ensop emploie 210 fonctionnaires et forme une centaine d'étudiants chaque année. Son déménagement « dans une grande ville universitaire » avait été annoncé par Michèle Alliot-Marie en 2007. W