Les bonnes résolutions d'octobre

Orianne Dupont

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Environnement et changements climatiques en guise de plat du jour. Un régal !
Environnement et changements climatiques en guise de plat du jour. Un régal ! — C. BLUMBERG / 20 MINUTES

Une journée ensoleillée sur la plaine des sports, un petit air d'accordéon et un bon sandwich. Il n'en fallait pas plus pour réunir, hier, des centaines d'habitants de la CUB venus à vélo, en transport ou à pied évoquer le réchauffement climatique et surtout, les moyens pour lutter contre. De manière festive. Le « picnic sans carbone » est un concept élaboré par l'association Taca, qui n'en est pas à son coup d'essai. Il s'agit surtout d'impliquer ses adhérents dans des démarches concrètes : « on veut qu'ils s'engagent personnellement , de même que nos élus qui se doivent d'être exemplaires », indique Christine Lagabrielle, membre de l'association.

Un moyen efficace pour forcer les élus à se prononcer, deux mois avant le sommet de Copenhague sur le climat. Un verre de vin et une tartine de pâté à la main, ils n'ont d'ailleurs pas boudé le rendez-vous dominical. « Je mange moins de viande, j'isole ma maison et je me déplace à vélo. Mais pour ce qui est de moins prendre l'avion, j'ai encore des progrès à faire », a témoigné Alain Juppé, qui a également rappelé son adhésion à la taxe carbone. « Insuffisant, selon Noël Mamère, le député-maire Verts de Bègles, il faut également d'autres modes de consommation. » C'est ce à quoi s'astreignent quotidiennement Dominique et sa fille : « Nous avons acheté du raisin et des pommes du coin, et du fromage au lait cru. Aujourd'hui, nous avons la possibilité de faire des efforts, comme de manger bio. » « Avec cette journée, on a notamment vu que les gens étaient capables de se mettre à faire du vélo sans attendre les infrastructures, la sensibilisation de l'opinion publique part de la base », se réjouit Hélène Sireujols, membre de Taca, en accueillant les vélobus. W