Des fermetures prises en grippe

Orianne Dupont

— 

« Pour une semaine, ça fonctionne, mais si ça se renouvelle, je ne sais pas comment on va faire. » Yannick Grandjean, représentant FCPE et parent d'élève de l'école Saint-Maurice - fermée pour la semaine - à Bègles, a pu compter sur ses parents. « Les autres ont mis en place une garde alternée, comme pour les jours de grève », ajoute-t-il. Mais cela ne peut pas durer, d'autant que certains parents se demandent si les fermetures systématiques sont justifiées.

« On ne sait même pas si c'est la grippe H1N1, s'étonne Yannick Grandjean, on ferme par mesure de précaution. » « Il n'y a de dépistage que pour les cas graves avec problèmes respiratoires », confirme Jean-Claude Labadie, président de l'Union régionale des médecins libéraux d'Aquitaine. Tous les cas sont donc traités comme un syndrome grippal classique - même si le type H1N1 est plus contagieux - qui nécessite le confinement du malade. Mais pas forcément la fermeture de l'établissement. « Avant de prendre cette décision, une enquête épidémiologique est faite, précise l'inspection académique, on ne ferme que s'il y a des cas groupés et il faut alors le faire rapidement. » « C'est le principe de précaution à outrance, commente le médecin, mais il est vrai qu'il faut lutter contre le passage à la pandémie... On est dans le flou. » C'est le cas aussi pour Pascal et Delphine, parents d'élèves à Pessac : «Notre fils a eu une rhino, il a été arrêté une semaine, la directrice ne l'a pas accepté hier car nous n'avions pas de mot du médecin attestant qu'il n'était plus contagieux ! » Le couple a dû « jongler » un jour de plus pour garder son enfant. Une situation qui pourrait se reproduire avec l'arrivée de l'hiver et de ses maladies virales. W