D'autres projets d'ateliers-résidences d'artistes

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Si Bordeaux avait remporté le titre de capitale européenne de la culture, ravi par Marseille, trois autres « fabriques créatives » auraient pu voir le jour d'ici à 2013. Le dossier de candidature bordelais, soutenu par la ville, la CUB, le département et la région, prévoyait en effet de créer ce genre d'ateliers-résidences d'artistes à la base sous-marine, dans l'ancienne caserne Niel à la Bastide et à Bacalan. Aujourd'hui, seule la coopérative Pola matérialise cette volonté politique. En 2008, elle a bénéficié de subventions des collectivités locales (15 000 euros chacune), excepté de la CUB, qui n'a pas la compétence culturelle. La ville de Bordeaux a par ailleurs fourni et remis en état les locaux, rachetés à la Citram en 2008. Une convention d'occupation de deux ans, renouvelable, a été signée avec la coopérative. « Le loyer est dérisoire », précise Dominique Ducassou (UMP), adjoint d'Alain Juppé à la Culture. Pour l'élu, un collectif comme Pola « ne pourra que booster la culture à Bordeaux ». La coopérative « fournira des prestations à la demande de la ville, qui pourra faire appel à elle pour créer des catalogues ou travailler à la mise en valeur de l'action culturelle. Nous financerons des projets, plutôt que d'attribuer des subventions », résume-t-il.

Pour les Verts, qui militent depuis des années pour une politique culturelle innovante, l'émergence d'un tel lieu est un signe encourageant. « Ce type d'initiative supplée les carences municipales, estime Pierre Hurmic, chef du groupe Verts d'opposition. C'est un projet qui vient de la base et qui, pour une fois, n'a pas été imposé par la mairie. » W

M. G.