Les acheteurs étrangers se sentent bien en Aquitaine

O.D.

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Les alentours de Saint-Emilion sont prisés.
Les alentours de Saint-Emilion sont prisés. — L. WEST / AFP

Les non-résidents représentent 7 % de la part des transactions immobilières réalisées en France, contre 5 % en 2007. C'est une étude, réalisée en février 2009 par BNP Paribas, qui met en lumière ce marché. Un constat qu'avait déjà fait Trevor Leggett, un agent immobilier anglais basé en Dordogne et à Saint-Emilion, depuis 1989. Si les Anglais restent les plus nombreux à investir (ils représentent 26 % sur la France), de nouvelles nationalités apparaissent : Américains, Russes, Italiens, Portugais... « En août, nous parlerons onze langues dans notre agence », souligne le responsable de Leggett Immobilier.

La campagne, le calme, le système éducatif, le coût des biens, la proximité des aéroports avec des compagnies low-cost sont des avantages qu'offre la région. Ce qui, selon l'agent immobilier, ne se ferait pas au détriment des acheteurs français : « Le fait qu'ils aient plus de moyens est souvent un mythe, ils achètent surtout des biens que les Français ne veulent pas, des maisons à rénover, notamment. » Et si les étrangers s'étaient faits plus discrets ces derniers temps - pour l'agence, le premier trimestre a été la pire période depuis dix ans -, ils semblent revenir en force puisque le mois de juin a été le meilleur de ces trois dernières années. W