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FORMATIONA Bordeaux, un tout nouveau CAP primeurs en cette rentrée scolaire

Bordeaux : La filière fruits et légumes propose un tout nouveau CAP primeurs en cette rentrée

FORMATIONL’Institut des saveurs et Fédération saveurs commerce lancent un CAP primeur à Bordeaux, pour faire évoluer un métier en manque de main-d’œuvre
Illustration d'un étal de primeur
Illustration d'un étal de primeur - SYSPEO/SIPA / SIPA
Mickaël Bosredon

Mickaël Bosredon

L'essentiel

  • Ce nouveau CAP est ouvert aux 16-30 ans, et la formation est dispensée à Bordeaux pendant un an.
  • « Etre primeur aujourd’hui nécessite de multiples compétences, de la connaissance des fruits et légumes aux techniques de vente en passant par la sélection, l’affinage, la théâtralisation des étals » explique l’Institut des saveurs.
  • Le marché d’intérêt national de Bordeaux Brienne, qui planche sur un projet de développement, soutient cette initiative avant peut-être d’accueillir lui-même un centre de formation dans ses murs.

Valoriser un métier encore méconnu, et qualifier un savoir-faire. L’Institut des saveurs et la Fédération Saveurs Commerce lancent en cette rentrée, un tout nouveau CAP Primeur à Bordeaux, porté par l’ensemble de la filière des fruits et légumes. Une initiative soutenue par le MIN (Marché d'intérêt national) Bordeaux-Brienne.

« L’ambition de la filière est de faire évoluer le métier, le dynamiser, car nous sommes sur un secteur où il y a peu de formation, et qui vivote » explique le directeur du centre de formation Dominique Ganteille. « Pour certains métiers de bouche comme la pâtisserie on a du succès, poursuit-il, mais pour d’autres c’est plus difficile, comme les fruits et légumes, alors qu’il y a de la demande de la part des professionnels, puisque rien que sur la métropole de Bordeaux, on recense une trentaine d’offres d’emploi à pourvoir ».

Une image pas assez « sexy »

Chafika Saioud, primeur au magasin Au temps des fruits à Bordeaux, reconnaît que la profession « ne bénéficie pas forcément d’une image sexy », pourtant, « c’est un métier d’avenir, assure-t-elle, on ne s’y ennuie jamais, et les salaires sont loin d’être négligeables. »

Ouverte aux 16-30 ans, la formation au CAP Primeur se fera sur un an, à l’Institut des saveurs à Bordeaux. Elle porte sur la gestion des stocks, le contrôle qualité, ou encore la présentation des fruits et légumes sur l’étal et la préparation de commandes pour des buffets. Elle donnera la possibilité de travailler dans un commerce ou en grande surface, ou encore de créer son propre commerce.

« Etre primeur aujourd’hui nécessite de multiples compétences, de la connaissance des fruits et légumes aux techniques de vente en passant par la sélection, l’affinage, la théâtralisation des étals… Il faut aussi de l’innovation pour répondre aux besoins de consommateurs qui souhaitent consommer plus responsable, privilégier la saisonnalité, limiter le gaspillage… » soutient l’Institut des saveurs.

Vers un pôle de référence alimentaire au MIN de Brienne

Le MIN de Bordeaux-Brienne, plus important fournisseur de la filière fruits et légumes de la région basé quai de Paludate, soutient l’initiative. Et ne serait pas contre, à terme, accueillir cette formation sur son site. « Le MIN est aujourd’hui en pleine réflexion sur son développement, avec la volonté de tenir compte de l’évolution des besoins de la filière fruits et légumes, autour de la sécurité alimentaire notamment, explique Claude Mellier, vice-présidente de Bordeaux métropole, et présidente du MIN. Nous prévoyons de construire une ceinture bâtie tout autour du MIN, qui nous permettrait de gagner de la place, et ainsi disposer à l’avenir d’un centre de formation à demeure, comme à Rungis. »

Visuel du projet de ceinture bâtie autour du MIN de Bordeaux-Brienne
Visuel du projet de ceinture bâtie autour du MIN de Bordeaux-Brienne - Bernard-Bülher architecte

Ce projet porte sur la création de 15.000 m2 en rez-de-chaussée, pour de nouveaux espaces dédiés aux activités traditionnelles du MIN, et 40.000 m2 pour de nouvelles activités innovantes, qui se situeraient dans les étages de cette ceinture bâtie. Pour l’élue, « le MIN de Brienne doit devenir à terme un pôle de référence alimentaire, avec notamment la création d’un pavillon de la gastronomie pour valoriser les productions régionales. »

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