Un Comité citoyen réclame des poubelles à corps et à tri

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Les Bordelais, mauvais élèves du tri sélectif. La constatation du premier

Comité citoyen de propreté, qui s'est réuni vendredi matin à la mairie de Bordeaux, est unanime. Une vingtaine de commerçants et de riverains, souvent membres d'associations, étaient présents pour faire part de leur mécontentement et de leurs suggestions à Alain Juppé. Car depuis l'arrivée des bacs gris et verts du tri sélectifs dans le centre-ville de Bordeaux en début d'année, à les entendre, rien ne va plus. Un certain consensus s'est dessiné vendredi : oui, le passage au tri était nécessaire, mais il ne fonctionne pas. C'est ici l'incivilité des riverains qui est pointée du doigt, celle des passants qui jettent leurs déchets dans la poubelle des autres ou des habitants qui ne rentrent pas leurs conteneurs après la collecte.

Commun accord sur le problème donc, mais pas sur les solutions. Certains regrettent le temps des poubelles collectives, d'autres réclament une plus forte répression envers les « incivilisés ». Pour l'édile bordelais, multiplier les amendes n'est pas souhaitable. Il se tourne donc vers la CUB, qui est chargée de la gestion des déchets dans les communes de l'agglomération. Ses services doivent, selon Alain Juppé, « reprendre leur enquête car il faut mieux déterminer les besoins de chaque immeuble et régler les problèmes de débordement ». Des groupes de travail incluant élus, citoyens et experts vont donc être mis en place dès le 2 juillet pour réfléchir aux horaires et fréquences de collecte, aux questions d'hygiène et de civisme. Les premières propositions sont attendues pour le 6 octobre. En attendant, le tri sélectif sera étendu à la fin juin aux quartiers Saint-Pierre et Saint-Michel. W

Delphine Legouté