La ligne à grande vitesse freinée par les collectivités locales

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La ligne ne peutêtre commencée avant que le protocole soit signé par tous.
La ligne ne peutêtre commencée avant que le protocole soit signé par tous. — C. BLUMBERG / 20 MINUTES

La LGV traîne la patte. Le projet de ligne à grande vitesse, qui devait relier

Bordeaux à Paris

en deux heures à l'horizon 2016, est toujours en négociation dans les collectivités locales. Celles-ci sont appelées à participer au financement public à hauteur de 50 %, en partenariat avec l'Etat. En début d'année, Francis Idrac - ancien préfet de région et coordinateur du projet - parlait déjà de « réticences ». En effet, toutes les collectivités n'ont pas encore donné leur accord parmi les cinquante-huit concernées.

Ces réticences ont à nouveau été soulignées hier matin par son successeur à la préfecture, Dominique Schmitt. Selon lui, « les contreparties demandées par certaines collectivités n'ont absolument rien à voir avec la LGV. Nous attendons qu'elles signent le protocole qui permettra de commencer le projet. »

Le 15 juillet, date butoir fixée par François Fillon, les négociations devront être terminées. « Il serait extrêmement dommage que toutes les collectivités n'aient pas signé, poursuit le préfet. C'est le moyen le plus lisible et le plus sûr d'engager la ligne Bordeaux-Tours. Si le résultat n'est pas favorable à cette date, il faudra trouver un plan B, forcément moins performant. Ce n'est pas dans leur intérêt. » Hier, les présidents des trois communautés de communes du Pays basque ont demandé l'arrêt des études de voies nouvelles sur leur secteur. W

Delphine Legouté