Une campagne sans figure locale

Marion Guillot

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La participation reste la grande inconnue. Alors que le vote

pour les élections

européennes aura lieu dimanche, difficile de savoir si les électeurs aquitains seront nombreux au rendez-vous. On l'a vu en 2004 : les européennes n'attirent pas les foules (55,91 % d'abstention en Gironde). Un désintérêt qui risque d'être renforcé, cette année, par l'absence de tête de liste issue de la région dans le grand Sud-Ouest.

Autre difficulté, pointée par Ludovic Freygefond, secrétaire général du PS girondin : « Le manque de confrontation entre les différents programmes. Il n'y a pas eu de vrai débat télévisé consacré aux élections européennes aux heures de grande écoute », regrette-t-il. Il accuse Nicolas Sarkozy, en déplacement à Bordeaux hier, de s'être contenté « du service minimum ». Le Président a, en effet, appelé les électeurs à se mobiliser, à sa sortie du congrès de la Mutualité française, au parc des expositions du Lac. Reste à espérer que la campagne électorale ait porté ses fruits sur le terrain. « Au PS, nous avons préféré organiser des réunions de proximité dans les cantons, plutôt qu'un grand meeting », précise Ludovic Freygefond. D'autres ont misé sur leur notoriété, comme Patrice Drevet, ancien monsieur Météo de France 2 et tête de liste de l'Alliance écologiste indépendante. « J'ai utilisé mes compétences de communiquant et de journaliste pour essayer d'être très concret. J'ai rappelé que l'Europe touche à notre quotidien, qu'elle décide, par exemple, de l'étiquetage du poulet et qu'elle attribue des subventions pour les routes ou les ouvrages d'art. » Dernier écueil : l'éparpillement des voix entre les vingt-quatre listes du grand Sud-Ouest. W

Liste des candidats sur http://elections.interieur.gouv.fr.