Une Vague réponse sur les ondes

Orianne Dupont

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Une antennes-relais, sur le toit de l'école d'architecture de Bordeaux.
Une antennes-relais, sur le toit de l'école d'architecture de Bordeaux. — P. SAURA / 20 MINUTES

Encourager les SMS et ne pas avoir peur des antennes-relais.

Voici, en substance, les recommandations données hier par le Conseil scientifique du développement durable, saisi par la mairie de Bordeaux. « Les scientifiques, actuellement, ne trouvent pas de nuisances par rapport aux ondes émises », indique Bernard Clin, président de l'organisme et ancien chercheur au CNRS.

Le seul impact avéré est « l'échauffement des tissus », « le reste n'est pas mesurable ». « Le téléphone ne doit pas faire gagner plus d'un degré, ce que le corps humain est capable d'éliminer spontanément », ajoute le scientifique. « Il faut rester en veille, nuance-t-il tout de même, et appliquer le principe de précaution. » Par ailleurs, le conseil scientifique estime que si danger il y a, il serait plus présent dans le mobile que dans les antennes-relais. Ainsi, les parents qui refusent leur installation près des écoles et donnent un mobile à leurs enfants auraient tout faux...

Pourtant, le rapport Bioinitiative d'août 2007, sur lequel se basent les associations opposées aux antennes-relais, parle d'une toxicité. Mais les taux révélés dans ce rapport sont si importants, que s'ils étaient avérés, ils auraient immédiatement entraîné une enquête, souligne le conseil, sceptique. « Il y a des études contradictoires, reconnaît Pierre Hurmic, élu Verts. L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) doit remettre un rapport en septembre. En attendant, le principe de précaution s'applique ». Le recours à l'oreillette et au SMS, l'information de la population lors d'implantation d'antennes-relais et des appels courts sont donc recommandés. W