Une nouvelle voie pour le réseau bordelais

Orianne Dupont

— 

Le dossier connaît des rebondissements depuis la fin 2008. A partir de demain, il est clos : exit Veolia, bonjour Keolis. Enfin presque... Après les allers-retours du dossier du marché d'attribution des transports bordelais devant le tribunal administratif entre les deux opérateurs, Keolis a fini par avoir gain de cause. Mais à peine la décision du Conseil d'état rendu, le 1er avril, en faveur de la filiale de la SNCF, Veolia déposait un nouveau recours à l'encontre de la CUB pour « inégalité de traitement » et « défaut de transparence » lors de l'attribution du marché. En attendant qu'il soit jugé, Keolis est maître des lieux.

Keolis souhaite atteindre les 147,7 millions de voyageurs annuels d'ici 2013 (contre 91,5 aujourd'hui). En début d'année prochaine - à l'issue d'une concertation - les bus desserviront 20 % de kilomètres en plus et les amplitudes horaires seront plus larges. « Nous voulons instaurer une permanence de l'offre, explique Bruno Danet, directeur délégué de Keolis, pendant les vacances scolaires, le soir, les samedis et dimanches. » « Ça va être difficile de mettre cela en place sans toucher aux conditions sociales », souligne Alain Thomas, délégué CGT chez Veolia. Des garanties sur les acquis sociaux avaient été données aux salariés et Keolis dit ne pas vouloir y déroger. « Nous prévoyons une centaine d'embauches », avance même le directeur. Les 7 h 36 quotidiennes chères au coeur des conducteurs ne devraient donc pas bouger pour les cinq ans à venir (la durée du contrat entre la CUB et Keolis). « On a bien fait d'anticiper cette reprise, se félicite Alain Fermigier de la CFTC Veolia, mais on reste vigilant. » W