LGV Sud Ouest : La région Nouvelle Aquitaine pourrait avancer le financement manquant

TRANSPORTS Le président de la Région a annoncé ce vendredi que sa collectivité pourrait avancer le restant à charge pour boucler le projet

20 Minutes avec AFP
Alain Rousset est mobilisé pour le projet de LGV Sud-Ouest.
Alain Rousset est mobilisé pour le projet de LGV Sud-Ouest. — UGO AMEZ / SIPA
  • La Région Nouvelle-Aquitaine va proposer de prendre à sa charge, sous la forme « d’avance », les 225 millions d’euros manquant au plan de financement du projet LGV Sud Ouest.
  • Ce montant sera « remboursé » a posteriori par l’État, a expliqué Alain Rousset en conférence de presse, ce vendredi.
  • Cette « avance » sera « remboursée à la Région » par des retours fiscaux et d’autres mécanismes « en discussion ».

Le projet doit se faire coûte que coûte. La Région Nouvelle-Aquitaine va proposer de prendre à sa charge, sous la forme « d’avance », les 225 millions d’euros manquant au plan de financement du projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Sud-Ouest, a indiqué vendredi son président  Alain Rousset.

« Cet avancement ne sera pas dépensé cette année ni la prochaine, mais sera inscrit comme engagement de la Région » et sera « remboursé » a posteriori par l’État, a expliqué Alain Rousset en conférence de presse, citant une lettre que lui a envoyé le Premier ministre Jean Castex le 25 janvier. Cette contribution sera examinée par les élus de Nouvelle-Aquitaine lundi matin, lors du vote du budget régional.

Une « impasse de 225 millions d’euros »

Ce projet de ligne à grande vitesse, qui doit faire gagner depuis Paris, une heure de trajet vers Toulouse et 20 Minutes vers Dax est estimé à 14,3 milliards d’euros. Son financement, prévu à 40 % par l’État, 40 % par des collectivités locales d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine et 20 % par l’Union européenne, est actuellement fragilisé par le refus de plusieurs collectivités néoaquitaines d’y contribuer.

« En gros, l’impasse est aujourd’hui de 225 millions d’euros », a précisé Alain Rousset qui propose de prendre en charge cette somme, afin de boucler le financement avant son examen par le Conseil d’État le 15 février, qui ouvre la voie à la création de l’établissement public chargé de piloter le projet.

Cette « avance » sera « remboursée à la Région » par des retours fiscaux et d’autres mécanismes « en discussion », comme une ponction sur les futurs péages ferroviaires, « puisque SNCF Réseau n’aura pas financé l’opération », a-t-il ajouté. Dans sa lettre, qu’a pu consulter l’AFP, le Premier ministre écrit que les sommes avancées seront « comptabilisées de façon à compenser, au bénéfice de la Région Nouvelle-Aquitaine, les avances budgétaires qu’elle aura pu être amenée à voter ».

Si les collectivités d’Occitanie s’étaient rapidement mises d’accord pour réunir 2,2 milliards d’euros, celles de Nouvelle-Aquitaine ne sont pas parvenues à rassembler l’ensemble du 1,7 milliard d’euros qui leur était demandé dans le plan de financement. La communauté d’agglomération Pays basque, celle du Grand Dax ainsi que les départements du Lot-et-Garonne et de Gironde ont ainsi refusé de participer, tandis que le département des Pyrénées-Atlantiques a contribué moins que prévu.