Les homos veulent être reconnus

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Les anciens combattants, des gerbes de fleur, le chant des partisans... Mais point de reconnaissance de la déportation homosexuelle, lors de Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, hier. Une déception pour la communauté, qui, cette année, s'attendait à une ouverture. « On nous avait promis que tous les motifs de déportation seraient évoqués, regrette Julien Pellet, délégué régional du mémorial de la déportation homosexuelle, cette déportation est méconnue et même niée à Bordeaux. » Pourtant, depuis 2005, une circulaire stipule que « l'ensemble des victimes doit être évoqué et toutes les associations qui les représentent doivent y être conviées ».

« Nous rendons hommage à tous les déportés, se défend Roger Joly, vice-président de la Fédération nationale des déportés et internés de la résistance, et nous voulons nous battre contre les catégories. » W

O. D.