Bordeaux : Plus de poulet-frites à la cantine, des détenus refusent de réintégrer leurs cellules

REBELLION Les équipes régionales d’intervention et de sécurité ont été sollicitées pour ramener le calme dans la prison de Bordeaux-Gradignan

M.B.
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La façade d'entrée de la maison d'arrêt de Gradignan. - Photo : Sebastien Ortola
La façade d'entrée de la maison d'arrêt de Gradignan. - Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES

La scène a fait s’étrangler les syndicats pénitentiaires du  centre pénitentiaire de  Bordeaux-Gradignan. Mardi soir, « une quarantaine de détenus du sixième étage du Bâtiment-A ont refusé de réintégrer leurs cellules en fin de journée afin de protester contre l’arrêt temporaire de cantines de "poulet frites" » explique le syndicat Ufap-Unsa Justice.

Il a fallu l’intervention des Eris (Equipes régionales d’intervention et de sécurité) pour réintégrer tout le monde en cellule. Le calme est revenu aux alentours de 20 heures, et trois détenus ont été placés en quartier disciplinaire.

« Une simple faveur, pas un dû »

« Pour rappel, précise le syndicat, cette cantine de "poulet frites" est une simple faveur accordée à la population pénale et en aucun cas un dû. » La cantine désigne en effet les produits que les détenus peuvent acheter, comme la nourriture, mais aussi les produits d’hygiène et le tabac. « Le code de procédure pénale précise que les vivres vendues en cantine comprennent seulement les denrées d’usage courant qui ne peuvent être consommées sans faire l’objet d’aucune préparation. »

Quelque 700 personnes sont actuellement incarcérées à la maison d’arrêt de Gradignan, qui affiche un taux d’occupation de 200 %.