L'avenir du tourisme est une affaire de pros

Orianne Dupont

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Son vin, sa récente métamorphose et ses capacités d'accueil ne seraient pas étrangers à la constante croissance de ce type de tourisme. Avec 304 manifestations en 2008 contre 287 en 2007 - générant un chiffre d'affaires de plus de 26 millions d'euros pour Congrès et expositions de Bordeaux (CEB), association organisatrice d'événements -, la capitale girondine est la quatrième ville française en termes de foires et salons après Paris, Cannes et Lyon.

« En dehors de Paris, seule Cannes a plus de manifestations internationales », indique François-Bernard Martin, directeur général de CEB. Une aubaine pour la ville, puisqu'un homme d'affaires dépense entre 2,5 et 5 fois plus qu'un touriste « classique », soit 207 euros par jour en moyenne. Et cette activité semble résister à la crise : l'année dernière, le nombre d'exposants a augmenté de 1 % et celui des participants de 3 %. CEB constate tout de même un ralentissement : « Les personnes restent moins de temps sur place, souligne Vincent Grenié, le directeur commercial. Ils prennent moins de prestations et deux salons ont été annulés cette année, Areva et le Conseil national des professions de l'automobile. » Mais il reste optimiste : « On sait déjà qu'on fera plus de réservations en 2010 qu'en 2007 et on en a jusqu'en 2013. Et nous cherchons à attirer les grosses manifestations, plutôt qu'à multiplier les petites. » Or, c'est sur ce point que Bordeaux révèle ses faiblesses : « Il faut de bonnes liaisons avec les capitales européennes, note Marc Lecoq, président de CEB, un grand aéroport, une rocade à deux fois trois voies, voire un grand contournement ». ■