Bordeaux : A peine sur le marché, MyEli, le bracelet qui alerte en cas d’agression, anticipe déjà les évolutions de demain

INNOVATION Créé par la Bordelaise Ludivine Romary, le bijou connecté MyEli qui permet de donner l’alerte en un clic en cas d’agression, est en vente depuis le 18 novembre et propose une version pour les hommes

Mickaël Bosredon
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Le bracelet connecté MyEli fonctionne avec une application sur smartphone
Le bracelet connecté MyEli fonctionne avec une application sur smartphone — MyEli
  • Il s’est déjà vendu 340 exemplaires de ce bracelet connecté en précommande, et 150 depuis sa commercialisation le 18 novembre dernier.
  • Un nouveau modèle en cuir pour les hommes est en vente à partir de ce dimanche, et un autre arrivera prochainement pour les ados.
  • La technologie de ce bijou connecté est aussi amenée à évoluer dans le temps, pour permettre de continuer à l’utiliser en toutes circonstances.

Il aura fallu un an seulement pour développer et commercialiser ce petit bijou, aux ressources technologiques insoupçonnées. Et la fondatrice de MyEli, la Bordelaise Ludivine Romary, planche déjà sur de nouvelles versions du produit.

Bracelet connecté qui permet de donner l’alerte en un clic en cas d’agression ou de danger, MyEli est en vente depuis le 18 novembre. Après en avoir écoulé 340 en précommande, Ludivine Romary calcule en avoir vendu environ 150 en deux semaines. « Un bon démarrage, dit-elle, d’autant que nous ne sommes présents que sur Internet, hormis un point de vente à Bordeaux, au magasin Little Green Cocoon, à la Promenade Sainte-Catherine. »

Une appli personnalisable

Deux modèles de bracelets, l’un doré, l’autre argenté, ont été mis en vente dans un premier temps. « Mais nous proposons également à partir de ce dimanche un modèle en cuir tressé pour hommes, et prochainement un modèle avec cordon réglable, pour répondre à la demande des adolescents, rejoindra la collection qui s’appelle L’Intrépide. » Tous ces modèles sont vendus au prix unique de 95 euros TTC.

Le bracelet MyEli permet de donner l'alerte en un clic en cas d'agression.
Le bracelet MyEli permet de donner l'alerte en un clic en cas d'agression. - MYELI

Relié en Bluetooth à une application pour smartphone, MyEli permet en un clic sur le dôme principal du bijou de donner l’alerte, en deux clics d’envoyer un message à des proches pour prévenir que l’on est bien rentré chez soi, et « safe ». « On peut personnaliser l’appli, pour donner sa position GPS, envoyer un message sonore ou un SMS, déclencher une alarme sonore ou un enregistrement audio pour capter l’agression » détaille Ludivine Romary. « Nous avons une clientèle diversifiée, assure-t-elle, les femmes en premier lieu, mais aussi les ados, et les personnes âgées qui peuvent s’en servir en cas de chute ou de malaise. »

« Trouver une solution pour passer outre le smartphone »

Le bracelet fonctionne avec une carte électronique miniaturisée, et une pile. Le Bluetooth émet jusqu’à trente mètres, ce qui donne le temps de donner l’alerte y compris en cas de vol du smartphone. Mais cette partie va rapidement évoluer. « On va reprendre l’année prochaine un programme de R & D de manière à trouver une solution pour passer outre le smartphone, annonce Ludivine Romary. Il nous faut anticiper l’évolution de notre tech, pour pouvoir continuer d’utiliser MyEli partout, n’importe quand. » La jeune entrepreneuse mise beaucoup sur la présence de sa start-up au prochain CES (Consumer Electronics Swhow) de Las Vegas en janvier, où MyEli recevra un Award Innovation. « On espère y détecter de nouvelles technologies. »

Ce n’est pas tout. Ludivine Romary devrait élargir la commercialisation de son bijou dès le début de l’année 2022, grâce à des collaborations avec des marques. « J’adorerais aussi distribuer MyEli dans une pharmacie, où les femmes qui sont victimes de violences ont peut-être plus de facilité à se rendre. Et j’aimerais également que l’on soit présent au sein des "manèges à bijoux", dans les supermarchés. »

L’ambition de la startupeuse bordelaise est de mettre en place « toute une chaîne » autour de son produit, puis de faire évoluer rapidement la gamme, peut-être avec d’autres bijoux que des bracelets.