Bordeaux : Trois immeubles évacués après la détection d’une fragilité sur l’un des bâtiments

VIEILLE VILLE On attend les conclusions des experts pour savoir quel est l’état du bâtiment et s’il existe un risque d’effondrement

Elsa Provenzano
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Un périmètre de sécurité a été mis en place autour de l'immeuble au question, au 8 de la rue Jean Burguet, près de l'hôpital Saint-André.
Un périmètre de sécurité a été mis en place autour de l'immeuble au question, au 8 de la rue Jean Burguet, près de l'hôpital Saint-André. — E.Provenzano / 20 Minutes
  • Mercredi soir, trois immeubles du centre-ville de Bordeaux ont été évacués après une alerte du syndic d’un des bâtiments.
  • Onze personnes ont été évacuées, dont trois ont été relogées par le CCAS.
  • Des experts vont se rendre sur place pour évaluer l’état du bâtiment et le risque d’effondrement.

L’immeuble situé au 8 rue Jean Burguet dans le centre de Bordeaux est toujours debout. Ce bâtiment et les deux immeubles voisins ont été évacués mercredi soir en attendant l’avis d’experts sur la stabilité du bâtiment, après une alerte du syndic. La situation fait penser à  l’effondrement de deux immeubles rue de la Rousselle fin juin mais, Amine Smihi, adjoint à la sécurité à la mairie de Bordeaux, avertit qu’il n’y a pour autant pas forcément de lien à faire, à ce stade. 

Onze personnes évacuées

Le syndic de l’immeuble situé au numéro 8 a averti la ville de l’existence d’un trou dans la cave, avec un écoulement important d’eau « dans une zone manifestement en travaux et étayée », précise Amine Smihi. Un protocole de sécurité a été déclenché, donnant lieu à l’évacuation des onze personnes présentes dans les immeubles concernés, avec l’aide des pompiers. Elles ont été mises à l’abri dans une salle de l’hôpital Saint André, situé de l’autre côté de la rue. Trois d’entre elles ont ensuite été relogées par le centre communal d’action sociale (CCAS) tandis que les autres se sont relogées par leurs propres moyens. Le transfert préventif d’une partie des patients de l’hôpital Saint-André situé juste en face de l’immeuble a aussi été réalisé, même si la rue est très large et que le risque semble faible. Toutes les demandes des riverains doivent être adressées à la mairie de quartier de Saint-Augustin, précise l’adjoint au maire.

La rue a été fermée ainsi que l’impasse Caillabet à l’arrière « pour sécuriser tous les bâtiments en proximité », souligne l’adjoint à la sécurité. Des arrêtés provisoires de mise en péril ont été pris par le maire et ils seront actualisés en fonction des conclusions des experts. Ces spécialistes en architecture se rendront sur place dès ce jeudi pour évaluer la stabilité du bâtiment et le risque d’effondrement. Une fois l’eau coupée sur le réseau, l’écoulement s’est arrêté, ce qui est rassurant selon les experts.

Dès jeudi soir, la mairie a indiqué que les cinq personnes logées au numéro 10 pourraient réintégrer leurs appartements. Les immeubles 6 et 8 ayant une cave commune qu'il faut encore inspecter davantage, leurs occupants ne peuvent pas encore regagner leur logement. 

Pas un immeuble sous surveillance

Après les effondrements rue de la Rousselle, la ville a lancé des diagnostics préventifs sur toute la vieille ville afin de placer sous surveillance certains immeubles. Celui-ci ne faisait pas partie des bâtiments repérés. Il faut dire qu’a priori rien n’est visible de l’extérieur puisque le problème se situe dans les soubassements.

« L’information autour de la Rousselle a suscité de l’inquiétude auprès des riverains et on a beaucoup plus de signalements qu’auparavant : c’est normal », analyse Amine Smihi. A la demande de la mairie, les chambres notariales et aux syndics ont aussi élevé leur niveau de vigilance sur l’état des immeubles.