Les taxis bordelais disent stop

Marion Guillot

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Une mauvaise passe pour les chauffeurs de taxis bordelais. Alors que la clientèle d'affaires diminue avec la crise économique, la profession souffre aussi de l'augmentation du transport illégal. Pour dénoncer cette « concurrence déloyale », selon Robert Bérard-Karna, président du syndicat des taxis en Gironde, les professionnels manifesteront aujourd'hui dans Bordeaux. Un rassemblement est prévu à 10 h aux Quinconces, avant de rejoindre la préfecture.

Un mouvement avait déjà eu lieu en 2007, pour les mêmes motifs. Près de 250 voitures avaient alors défilé dans les rues. « Mais depuis, rien n'a changé, déplore Robert Bérard-Karna. Les entreprises de service à la personne et les associations proposent de plus en plus de transports, sans avoir déclaré leurs véhicules ni payé les charges sociales », constate-t-il. Une entreprise girondine qui raccompagnait les fêtards chez eux à la sortie des boîtes de nuit a d'ailleurs été condamnée, l'an dernier, faute d'avoir déclaré correctement son activité. « Le but de ces entreprises est louable, admet le responsable. Mais il faut qu'elles se mettent en règle. » Le syndicat attend ainsi de l'administration « qu'elle effectue des contrôles » et fasse appliquer la loi. En 2008, entre 650 et 700 taxis étaient déclarés en Gironde. ■