Bordeaux : La ville interdit la cigarette aux abords des écoles

SANTE L’arrêté municipal prévoit l’interdiction de la cigarette dans un périmètre de 50 mètres autour de l’entrée des écoles de la ville, de 7 heures à 19 heures

20 Minutes avec AFP
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L'école Modeste Testas dans le quartier des Bassins à Flot à Bordeaux
L'école Modeste Testas dans le quartier des Bassins à Flot à Bordeaux — Mickaël Bosredon/20Minutes

Il y aura désormais des « espaces sans tabac » devant les écoles de Bordeaux. La ville a interdit ce jeudi matin la cigarette aux abords des écoles, une « mesure de protection » que le maire écologiste Pierre Hurmic souhaite étendre autour des crèches, collèges et lycées dans un deuxième temps.

L’arrêté municipal signé mercredi prévoit l’interdiction de la cigarette dans un périmètre de 50 mètres autour de l’entrée des écoles de la ville, de 7 heures à 19 heures. Le dispositif matérialisé par des panneaux sera progressivement déployé. « Et cette interdiction sera rappelée dans le carnet de liaison des enfants » à destination des parents, a ajouté le maire.

Dans un deuxième temps, la municipalité souhaite étendre la mesure aux crèches et aux établissements de petite enfance, puis aux collèges et lycées, en concertation avec le département et la région.

« Une mesure à visée surtout pédagogique »

Lancé à l’occasion du « mois sans tabac », ce dispositif répond à une proposition de la Ligue contre le cancer de participer à la « dénormalisation » de l’usage du tabac. « Plus qu’une mesure d’interdiction, c’est surtout une mesure de protection », a souligné Pierre Hurmic, qui entend aussi lutter contre les mégots dans la rue et « une forme de pollution de l’air responsable du tabagisme passif ».

Pour les parents et autres adultes contrevenants, il leur en coûtera théoriquement 11 euros, mais dans un premier temps, le maire « espère éviter les amendes ». « C’est une mesure à visée surtout pédagogique », a-t-il ajouté.

Une convention, signée en 2019 entre la ville de Bordeaux et la Ligue contre le cancer prévoyait déjà cette mesure, proposée en 2018 par l’élue socialiste, ex-ministre et cancérologue Michèle Delaunay mais elle n’avait jamais été concrétisée par un acte réglementaire.