Bordeaux : Un jeune de 15 ans mis en examen pour complicité, après une agression à la machette d’un lycéen

JUSTICE Il a été mis en examen samedi pour « complicité de violences aggravées » sur un mineur de 15 ans

20 Minutes avec AFP
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Le tribunal de Bordeaux, en février 2020.
Le tribunal de Bordeaux, en février 2020. —
  • Lundi, un adolescent de 15 ans a été agressé à l’arme blanche devant un lycée de la rive droite bordelaise.
  • Un des mineurs qui avait été interpellé a été mis en examen ce samedi pour complicité, a annoncé ce dimanche le Parquet.
  • Le principal suspect est toujours recherché par la police.

L’enquête progresse. Un adolescent de 15 ans a été mis en examen samedi pour « complicité de violences aggravées » après l'agression à la machette qui a gravement blessé lundi un mineur du même âge devant le lycée François-Mauriac à Bordeaux, a annoncé dimanche le parquet de la ville.

Le suspect principal en fuite

L’adolescent est soupçonné d’avoir participé à l’agression qu’il avait filmée avec son téléphone portable, tandis que le suspect principal, auteur des coups, est « toujours activement recherché », a précisé la procureure de la République de Bordeaux Frédérique Porterie.

La victime, un lycéen âgé de 15 ans, avait été violemment agressée lundi en début d’après-midi devant son établissement situé dans le quartier Bastide, sur la rive droite de la Garonne, pour des motifs qui restent à éclaircir. Un agresseur, qui était « masqué », lui a asséné une gifle et l’a jeté à terre avant de lui mettre des « coups de pied au niveau de la tête » et de lui porter « des coups de machette » tandis qu’un jeune « filmait la scène », a relaté la procureure.

Rapidement identifié grâce au recueil de plusieurs témoignages, l’adolescent soupçonné d’avoir filmé l’agression, et que la victime a reconnu, a été interpellé cette semaine par les policiers de la Sûreté départementale. Selon le parquet, au début de l’altercation, ce jeune avait interpellé la victime sur des « violences qui auraient été commises sur une de ses cousines » avant que l’autre agresseur, le principal suspect en fuite, ne s’en prenne à elle physiquement.

Après 48 heures de garde à vue, un juge d’instruction a ordonné à l’encontre du jeune mis en examen une mesure éducative judiciaire provisoire prévoyant une obligation de réparation, l’interdiction de contacter la victime et l’interdiction d’entrer en contact avec le suspect en fuite. La victime, qui a été hospitalisée, s’est vu prescrire une incapacité totale de travail (ITT) provisoire de 21 jours.