Bordeaux

Juppé et Rousset interpellent l'Etat sur le retard de la LGV

Ils arrêtent de se renvoyer la balle pour faire front commun. Alain Rousset, président PS du conseil régional d'Aquitaine, et Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, viennent d'écrire une lettre au Premier ministre, François Fillon, pour lui demander de ...

Ils arrêtent de se renvoyer la balle pour faire front commun. Alain Rousset, président PS du conseil régional d'Aquitaine, et Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, viennent d'écrire une lettre au Premier ministre, François Fillon, pour lui demander de débloquer le dossier du TGV Sud-Europe Atlantique.

Ce projet de ligne à grande vitesse (LGV) est actuellement au point mort, plusieurs collectivités dont la région Poitou-Charentes et la communauté d'agglomération du Grand Angoulême, n'ayant toujours pas signé le protocole d'accord financier proposé par l'Etat. Dans ces conditions, l'objectif 2015-2016 visé pour la mise en service du tronçon Tours-Bordeaux risque de ne pas être tenu.

Plutôt que d'attendre l'unanimité sur le protocole, le président de région et le maire de Bordeaux demandent à l'Etat de lancer immédiatement la seconde et dernière phase de mise en compétition des concessionnaires pour ce tronçon, qui mettrait Bordeaux à deux heures de Paris. « La LGV contribuera à la création de 100 000 emplois par an pendant sa période de construction et représente un atout majeur à la relance de l'économie », souligne la région Aquitaine. Les quatre tronçons de la LGV Sud-Europe Atlantique (Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne et Poitiers-Limoges) représentent un investissement total de 14 milliards d'euros, pris en charge pour moitié par les collectivités. ■ M. G.