Les écoles girondines n'arrivent plus à suivre

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Flou total pour les Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased). La réunion organisée hier entre les syndicats et l'inspection académique était pourtant censée éclaircir la situation en Gironde, où 71 postes sont supprimés. Ils sont partiellement remplacés par des postes dits « surnuméraires » temporaires, mais leurs missions ne sont pas définies. « La personne sera assimilée au Rased et aura la possibilité de l'intégrer », explique, peu convaincue, Agnès Dumand, responsable au SNUipp du secteur d'aide aux élèves en difficulté. « D'après ce qu'on a compris, ce sont les mêmes missions, mais avec des interventions durant la classe », commente Nathalie Ferran, enseignante spécialisée dans le Rased de Bacalan, dont le poste est supprimé.

Les circulaires sont en cours d'élaboration, mais les professionnels de l'éducation s'arrachent les cheveux et se découragent. « Ce n'est pas satisfaisant, ajoute Nathalie Ferrand, je suis dégoûtée qu'on nie ma spécificité en me laissant les miettes. » Pour obtenir le retrait de cette mesure et toutes celles prévues par le ministre de l'Education (suppression de la maternelle, etc.), parents d'élèves et enseignants d'une trentaine d'établissements de la CUB ont animé hier soir des débats lors de la Nuit des écoles, avant d'organiser une retraite aux flambeaux sur le pont de pierre. Les syndicats espèrent un durcissement de la mobilisation. ■O. D.