bon pour l'économie

Stéphanie Lacaze

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Des emplois et des recettes fiscales. L'agence économique de Bordeaux (BRA), a rendu publique hier une étude sur les retombées économiques du projet de terminal méthanier du Verdon. Sans surprise, cette étude réalisée entre juin 2008 et janvier 2009, insiste largement sur les conséquences positives du projet. Une manière d'aller à l'encontre des « vociférations » du débat public, qualifié ainsi par le BRA. L'étude souligne dans un premier temps « l'effet chantier », qui aurait un impact direct sur l'emploi.

Ce chantier occuperait plus d'un millier de personnes au plus fort de sa construction, dont 250 salariés locaux et pour une période minimum de trois ans. Le cabinet Consulting Forever, qui a réalisé l'étude, a également chiffré les retombées économiques du terminal en phase d'exploitation : il rapporterait aux pouvoirs publics six millions d'euros de recettes fiscales par an. Le port autonome de Bordeaux serait également gagnant, avec un bénéfice de deux millions d'euros par an minimum et la création de sept emplois. La société néerlandaise 4 Gas, prête à exploiter le site, emploierait quant à elle 55 salariés, « dont une quarantaine de locaux ». Robert Ghilardi de Benedetti, directeur du BRA, y voit « un projet d'investissement majeur pour notre territoire, équivalent à celui du laser mégajoule au Barp ». Seul bémol à tout cela : son impact environnemental. L'étude note en effet une forte inquiétude des professionnels du tourisme pour leur activité. Sans oublier que la population « s'est prononcée contre le projet lors d'une consultation organisée par la municipalité », rappelle Jacques Bidalun, maire du Verdon. En attendant, 4 Gas affirme « travailler au remaniement du dossier en tenant compte de tous les avis ». Son projet avait été retoqué en décembre par le préfet. ■