Pour des horaires plus adaptés

Orianne Dupont

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Exit la règle des heures de pointe ou des vacances scolaires. Via une enquête auprès de 30 000 utilisateurs des tranports en commun français, l'opérateur Keolis s'est aperçu que l'offre n'était pas adaptée à la demande. « On oublie trop souvent que seuls 46 % des salariés travaillent sur le rythme traditionnel de cinq jours par semaine et un tiers d'entre eux avec des heures d'embauche et de sortie aux heures de pointe. La demande en dehors de ces horaires est importante (70 %), même si elle est moins concentrée », indique Eric Chareyron, directeur marketing de Keolis.

La Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) renchérit : « Les Bordelais veulent autant de fréquences sur les trams le samedi après-midi qu'en semaine, explique Guy d'Arripe, le représentant régional, et le jeudi soir, les gens sortent, l'offre doit donc être renforcée. » Le dimanche soir à la gare avec le retour des étudiants, les soirs de manifestations festives en ville, la croissance des déplacements de banlieue à banlieue sont autant de données qui, selon l'association, ne sont pas prises en compte. Une situation d'autant plus complexe et figée en ce moment en raison de l'imbroglio juridique dans lequel baignent les transports bordelais. Ils attendent la décision finale pour savoir qui de Keolis ou de Veolia tiendra les rênes. ■