La mobilisation garde des forces pour le 19

Marion Guillot

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Moins nombreux que la semaine dernière, mais déjà focalisés sur jeudi prochain. Un millier de manifestants (950 selon la police, 1 200 selon les syndicats) ont défilé hier après-midi à Bordeaux, pour demander le retrait des réformes dans l'éducation et l'enseignement supérieur. Un cortège composé à 90 % d'étudiants et d'enseignants des universités de Bordeaux-III (lettres et sciences sociales) et Bordeaux-IV (droit, sciences économiques et politiques). Les cours y ont été suspendus en début de semaine, mais la libre-circulation maintenue.

« Notre principale inquiétude porte sur la mastérisation des concours, qui affecte l'ensemble du processus de formation des enseignants », souligne François Cadiou, maître de conférences en histoire. Il regrette que « l'opinion se focalise sur le cliché des enseignants "branleurs" plutôt que sur le devenir de la maternelle, de la formation des maîtres et de la transmission des savoirs ». L'absence de réaction du ministère « n'est pas de nature à apaiser le mouvement », ajoute une manifestante. Le défilé de la semaine dernière avait rassemblé entre 1 800 et 2 500 personnes. « De nombreux enseignants ne sont pas venus, car ils se réservent pour la journée nationale du 19 mars », explique Camille Perreau, de l'Unef Gironde. ■