Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : Les indicateurs épidémiques en forte hausse

EPIDEMIE Les départements côtiers sont ceux dans lesquels les taux d’incidence augmentent le plus

20 Minutes avec AFP
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Le taux d'incidence augmente fortement à la Rochelle où le maire demande le retour de l'obligation de porter le masque.
Le taux d'incidence augmente fortement à la Rochelle où le maire demande le retour de l'obligation de porter le masque. — FRED SCHEIBER/SIPA
  • L’ARS alerte sur la dégradation des indicateurs en Nouvelle-Aquitaine.
  • Les départements côtiers sont les plus touchés en cette période de vacances.
  • L’ARS invite à respecter les gestes barrières pour limiter la propagation du virus.

La circulation du Covid-19 « s’intensifie désormais très fortement dans tous les départements de la région Nouvelle-Aquitaine », a annoncé ce vendredi l’ARS, qui a appelé à respecter « plus que jamais les gestes barrières, notamment le port du masque ».

« Durant la semaine du 12 au 18 juillet, le taux d’incidence a augmenté, atteignant 96,7/100.000 habitants contre 31,3/100.000 la semaine précédente, notamment dans les départements de Charente-Maritime, Gironde, Landes et Pyrénées-Atlantiques », a précisé l’Agence régionale de santé dans un communiqué. « La plus forte hausse » est observée en Charente-Maritime (+614 %), selon elle. « Le taux de positivité (3,5 %) est aussi en hausse dans tous les départements. Les plus fortes augmentations sont observées en Charente-Maritime (+ 4,4 points), dans les Landes (+ 3,1 points), en Gironde (+ 2,5 points) et dans les Deux-Sèvres (+ 2,2 points) », selon la même source.

Hausse des dépistages

Par ailleurs, « l’augmentation des taux d’incidence (234,1/100.000 habitants) et de positivité (+ 3 points) chez les 15-44 ans, s’accompagne d’une hausse de l’activité de dépistage (2.747 tests pour 100.000 habitants durant la semaine de 12 au 18 juillet contre 2.498 pour 100.000 habitants la semaine précédente), s’agissant d’une population moins vaccinée et plus exposée à une contamination », ajoute-t-elle. « De plus, le suivi hospitalier témoigne d’une reprise des admissions en service de réanimation », poursuit le communiqué.

Il s’agit « d’une situation très préoccupante », qui s’explique notamment « par un variant, le variant Delta, qui est deux fois plus contagieux et qui se transmet très vite » et par « un relâchement des gestes barrières », a souligné sur France 3 la directrice générale adjointe de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, Hélène Junqua.

« Plus que jamais, le respect des gestes barrières, notamment le port du masque quand la distanciation physique n’est pas possible et/ou que l’on évolue dans un espace clos, comportant des risques de contamination élevés au variant Delta, s’impose à tous », insiste l’ARS.