Le bassin d'Arcachon fragilisé

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Les mois qui arrivent s'annoncent difficiles pour les ostréiculteurs. L'indemnisation des dégâts causés par la tempête du 24 janvier, qui doit être validée la semaine prochaine, sera très limitée. Alors que les pertes ont été évaluées entre 8 et 10 millions d'euros, « le taux d'indemnisation a été fixé à 20 %, ce qui signifie 80 % de pertes sèches pour les professionnels », déplore Jean-Charles Mauviau, directeur de la section régionale conchylicole. Les naissains (larves d'huîtres) ont été particulièrement touchés : « 35 à 40 % des collecteurs en plastique ont été emportés au large. On en a retrouvé jusque sur les plages de Mimizan », rapporte-t-il. Des poches d'huîtres ont aussi été perdues. Résignés face aux éléments, les ostréiculteurs espèrent être épargnés par les épisodes toxiques inexpliqués. Point positif : le test pratiqué lundi est négatif. Mais ils attendent surtout le raccourcissement d'avril à septembre de la période à risques (pour l'heure de mars à octobre), qui n'a pas encore été confirmé. ■ M. G.