Les bébés se la jouent « smart »

Orianne Dupont

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« Dog », « pig », « sheep »... Les quatre petites filles de deux ans et demi répètent attentivement les noms des animaux avant de se jeter sur les figurines que leur tend Caroline Benoit-Levy. Depuis septembre cette Bordelaise initie les enfants dès l'âge de 1 an à l'anglais. « Il faut commencer avant que l'enfant ne parle, car avant 3 ans il perçoit tous les sons », explique cette linguiste qui a fait de la recherche sur l'apprentissage précoce. Tout se jouerait avant 7 ans, après, les choses se compliquent pour notre oreille. « D'ailleurs, même si on arrête la langue pendant plusieurs années, ça revient très vite grâce aux bases », précise Caroline Benoit-Levy.

Clémence, la maman de Nine, constate les progrès de sa fille qui n'est venue que cinq fois « je l'ai inscrite car j'ai eu beaucoup de mal avec l'anglais et j'ai voulu que ce soit plus facile pour elle. » Le petit groupe semble bien adhérer aux méthodes de Caroline : danse, chants, histoires... Elles participent à tout. « Les jeux sont courts sinon, on les perd », précise la prof qui parle anglais durant les quarante-cinq minutes d'atelier. Ce qui semble efficace puisqu'au « stand up » de Caroline, Claudia s'exclame « debout papa ! » et Salma n'hésite pas à pousser la chansonnette en anglais. Riche de ce succès (près de 50 enfants viennent apprendre l'anglais auprès d'elle) Caroline Benoit-Levy est en train de développer les cours à domicile et remet au goût du jour la « nanny ». « J'ai créé Babylangues service pour faire des ateliers à la maison et pour que des anglophones prennent les enfants en charge après l'école en ne leur parlant qu'en anglais ». Et d'ici quelques mois, l'espagnol sera également dispensé aux bébés. ■