Petites Mesures pour la rocade

Julie Millet

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A défaut de grand contournement, le préfet décide de prendre des mesures pour limiter les bouchons sur la rocade bordelaise. Sachant très bien que cela ne les élimera pas. Pollution, accidents, bouchons, voilà les trois points noirs de l'agglomération. Depuis deux ans, la préfecture a ramené la vitesse maximale autorisée de 110 à 90 km/h sur la rocade. Des effets sur la pollution et les accidents ont pu être observés. Mais la fluidité du trafic reste un problème.

La mise en place d'un système d'information des usagers, baptisé Aliénor, devrait améliorer les conditions de ­circulation, à l'image du périphérique parisien. Le coût est estimé à plus de 10 millions d'euros. Sept panneaux d'information sur la trentaine en place alertent depuis lundi les automobilistes sur l'état de la circulation. Fluide, dense ou saturé, le trafic est décrit en direct, de 6 h à 10 h, du lundi au vendredi. Pour connaître les temps de parcours d'un point à un autre, en temps réel, il faudra attendre cet automne. « Mon souci a été de ne pas attendre un mieux pour faire un peu de bien », avoue Francis Idrac, préfet de Gironde. Une concertation sera aussi mise en place pour aménager les vitesses maximales autorisées sur la rocade. ■