Le maire présente son plan de relance

Marion Guillot

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Après avoir redynamisé Bordeaux, Alain Juppé voit encore plus grand. Le maire de Bordeaux a présenté hier en conseil municipal le deuxième volet de son projet urbain, intitulé « vers le Grand Bordeaux 2030, une métropole durable ». Avec la mise en service du tram et la rénovation de la ville, le premier volet, entamé en 1996, est aujourd'hui achevé. Cette deuxième étape offre une large place aux écoquartiers, le long d'un « arc du développement durable », en périphérie du centre-ville (voir infographie).

Leitmotiv du maire : performances énergétiques et « osmose avec la nature ». Une volonté louable pour les Verts, qui ont regretté cependant « que cette exigence écolo n'inclue pas le centre-ville ». Le maire de Bordeaux a également réaffirmé sa volonté de développer les transports en commun, de soutenir la recherche et la « ville-campus », sans oublier la culture, « instrument de développement économique et de lien social ». Le maire souhaite ainsi encourager les « fabriques créatives », mais l'opposition socialiste attend du concret. Jacques Respaud, qui a raillé « l'idéal de bâtisseur » d'Alain Juppé, regrette en effet que les projets d'équipements culturels ne soient pas plus nombreux. « Et qui va payer tous ces écoquartiers ? », interroge-t-il. Mais pour Alain Juppé, là n'était pas le propos. Un an après sa réélection et en pleine période de crise, esquisser le Bordeaux de 2030 relève davantage du geste politique. « C'est un message de confiance », a-t-il expliqué, comme pour inciter les investisseurs à rester mobilisés. L'annonce de ce « Grand Bordeaux » coïncide également avec les premiers résultats de la commission Balladur, chargée de réorganiser les collectivités territoriales et qui table sur la création de métropoles d'envergure européennes. Bordeaux souhaite clairement en faire partie. ■