Une décennie de stagnation pour les bassins à flot

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« Il faut un nouveau départ. On tourne autour du pot depuis dix ans ». Alain Juppé n'a pas caché son impatience, hier, lors de la présentation de son nouveau projet urbain. Les bassins à flot font partie de ses priorités, alors que le plan mis au point par l'urbaniste Antoine Grumbach en 2001 n'a jamais été mis en oeuvre. « La CUB a estimé son bilan financier trop coûteux », a expliqué le maire de Bordeaux hier.

Fin 2008, une nouvelle phase de consultation a ainsi été lancée, dans le but de désigner un nouvel architecte urbaniste d'ici le mois de juin. Il sera chargé d'établir un nouveau schéma urbain d'ici 2012. « Il y a 80 ha autour des deux bassins à flot et il faut y construire un nouveau morceau de ville », résume Stéphane Caze, urbaniste à la mairie de Bordeaux. Objectif principal : créer des logements, dans un quartier qui en manque cruellement. « Avec la Bastide et Belcier, c'est un secteur qui sera pourtant amené à absorber la hausse démographique future », anticipe l'urbaniste. Mais l'identité à la fois nautique et industrielle du site, symbolisée par son petit port de plaisance et son usine Lesieur, devrait néanmoins être préservée. Les élus communistes bordelais, par la voix de Vincent Maurin, ont clairement insisté sur ce point hier en conseil municipal. Même chose pour les activités créatives, déjà présentes au sein du hangar G2 et de la base sous-marine, elles aussi prioritaires. « C'est un quartier qui doit devenir plus ludique mais qui restera atypique », assure la mairie de Bordeaux. ■