Les sylviculteurs s'impatientent

Orianne Dupont

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Tandis qu'au lendemain de la tempête, le gouvernement ne parlait que de « plans d'urgence », les sylviculteurs ne disposent, à ce jour, d'aucune aide. « Des propositions ont été faites, reconnaît Eric Dumontet, secrétaire général adjoint du syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, mais aucun texte n'est sorti ». Alors, si les pistes sont dégagées pour éloigner les risques d'incendie, le reboisement est au point mort, au moins jusqu'à jeudi, date prévue des annonces définitives du gouvernement. « Nous espérons que le ministre va tenir compte de nos besoins », ajoute le secrétaire général adjoint. Le comité interprofessionnel du bois d'Aquitaine estime que la profession a besoin de 630 millions d'euros pour nettoyer et replanter et espère que l'état va se porter garant pour les prêts bonifiés, comme annoncé par Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, « sans quoi, aucune banque ne nous prêtera d'argent », s'inquiète Eric Dumontet. Par ailleurs, les sylviculteurs espèrent que la durée de ces prêts sera de huit ans et non de trois, comme prévu par le gouvernement. « Le coût de la tempête a été revu à la hausse, les 300 millions d'aides annoncés représentent la moitié du minimum pour nettoyer et replanter », souligne le syndicat. En cas de déception, le reboisement ne débutera pas et les sylviculteurs n'excluent pas de faire entendre leur mécontentement. ■