Girondins de Bordeaux : Face à Gérard Lopez, la métropole prévient qu’elle « ne veut pas revoir le niveau de loyer » du stade

FOOT L’homme d’affaires qui va reprendre le club des Girondins de Bordeaux, a rencontré le maire de Bordeaux et le président de la métropole, et devrait bientôt revenir pour présenter son projet face aux élus

Mickaël Bosredon

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L'homme d'affaires Gérard Lopez va reprendre le club des Girondins de Bordeaux.
L'homme d'affaires Gérard Lopez va reprendre le club des Girondins de Bordeaux. — Shutterstock/SIPA
  • L’homme d’affaires Gérard Lopez, a rencontré mercredi le maire de Bordeaux Pierre Hurmic et le président de la métropole Alain Anziani.
  • La question du Stade Matmut Atlantique a été évidemment au cœur des discussions.
  • Alain Anziani a rappelé qu'il ne voulait pas revoir le montant du loyer actuel du stade, de l'ordre de 4,9 millions d'euros par an, même s'il a consenti un étalement de ce loyer sur les prochaines années.

Après le ouf de soulagement, place à l’étude du dossier. Le repreneur des Girondins de Bordeaux, l’homme d’affaires Gérard Lopez, a rencontré mercredi le maire de Bordeaux Pierre Hurmic et le président de la métropole Alain Anziani. Ce dernier lui a proposé « de s’exprimer devant les élus au cours d’une commission métropolitaine exceptionnelle pour présenter son projet » et « il en a accepté le principe » indique la métropole dans un communiqué.

La question du Stade Matmut Atlantique a été évidemment au cœur des discussions entre Alain Anziani et Gérard Lopez, l'enceinte appartenant à la collectivité et étant louée au club. « Le président a rappelé qu’il ne voulait pas revoir le niveau de loyer actuel (presque 4,9 millions d’euros en 2020) et Gérard Lopez a indiqué que ce n’était pas son intention, les facilités de trésorerie proposées par Bordeaux Métropole pour faciliter la reprise du club [en l’occurrence un étalement du montant des loyers] étant déjà importantes » indique la métropole dans un communiqué.

« Concernant la garantie de paiement des loyers actuellement apportée par l’actionnaire King Street, la situation n’est pas à ce jour tranchée, poursuit la métropole. Alain Anziani a réaffirmé que la garantie actuelle restait valide et ne pourrait être levée qu’à la condition qu’une garantie équivalente puisse être produite par les repreneurs. »

« L’argent public ne saurait abonder les finances du FCGB » prévient Hurmic

Par ailleurs, les deux hommes ont pu évoquer les perspectives pour le stade Matmut et le contrat de partenariat public privé (PPP) existant. « Il ressort des échanges, l’intérêt pour le FCBG d’être plus impliqué dans la gestion future du stade sous une forme à déterminer, et l’intérêt à plus long terme d’examiner les conditions d’une vente si elle était juridiquement possible. »

De son côté, « le maire de Bordeaux a insisté sur le fait que l’argent public, municipal en l’occurrence, ne saurait abonder les finances du FCGB, rappelant, à cette occasion, son opposition à la remise de loyers du (trop) Grand Stade consentie, en début d’année, au club par la métropole » détaille la ville dans un communiqué. Gérard Lopez et Pierre Hurmic ont par ailleurs « partagé leur vision sur le rôle important du centre de formation dans le projet sportif et sur l’implication nécessaire des acteurs économiques locaux. »