La coupe risque de déborder

Marion Guillot (avec AFP)

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Ils menacent de déclencher une « mobilisation générale ». Elus et représentants du monde viticole bordelais ont dénoncé vendredi les orientations « prohibitionnistes » de la loi « Hôpital, patients, santé et territoires » (HPST). Son volet consacré à la lutte contre l'alcoolisme sera discuté à l'Assemblée à partir de mercredi. Un texte qui prévoit notamment d'interdire les dégustations gratuites « dans un but promotionnel » et la communication sur Internet. « On voudrait tuer la filière qu'on ne s'y prendrait pas autrement », a regretté Laurent Gapenne, président de la Fédération des grands vins de Bordeaux (FGVB).

« Toute une série d'amendements ont été déposés », précise le député UMP Jean-Paul Garraud, qui craint la « formulation trop générale » d'une loi, dont le but principal est de lutter contre l'alcoolisme des jeunes. Les open bars sont particulièrement visés. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait indiqué le 22 février dernier que l'interdiction de la vente d'alcool au forfait inscrite « n'empêchait pas les dégustations » dans les foires aux vins. Des déclarations qui n'ont pas rassuré les professionnels. Alain Vironneau, président du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) se méfie d'« un certain extrémisme » de plusieurs associations et parlementaires. ■