Coronavirus à Bordeaux : Les forces de l'ordre interviennent pour interrompre une rave et un loto

REGROUPEMENT Les forces de l’ordre ont mis fin dimanche à un regroupement de plus de 200 personnes âgées, réunies dans une salle à Lormont, dans la banlieue de Bordeaux, pour un loto, même s'il n'y a pas eu d'infraction aux règles sanitaires

Mickaël Bosredon
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Un agent de police (illustration).
Un agent de police (illustration). — C. Girardon / 20 Minutes
  • Entre 200 et 250 personnes étaient réunies dimanche dans la banlieue de Bordeaux pour un loto.
  • Les forces de l'ordre ont aussi empêché la tenue d'une rave party dans le quartier du Lac à Bordeaux.
  • La préfète de la Gironde déplore un relâchement des comportements depuis le 19 mai, et a demandé aux forces de l'ordre « de refaire un tour des bars » à Bordeaux. 

La réouverture des terrasses et des commerces le 19 mai, semble donner des ailes à certains… La préfète de la Gironde, Fabienne Buccio, a annoncé ce mardi que les forces de l’ordre avaient mis fin, le week-end dernier, à une rave party et à un loto, dans l’agglomération de Bordeaux.

« Ce loto se déroulait dimanche dans une salle sur la commune de Lormont, et il y avait entre 200 et 250 personnes lorsque les forces de l’ordre sont intervenues », indique la préfète, qui s’étrangle en précisant qu’il y avait essentiellement « des personnes âgées et des personnes à mobilité réduite. » La salle a donc été évacuée, « dans le mécontentement des participants » ajoute Fabienne Buccio, et les organisateurs, qui ont été verbalisés car leur réunion n'avait pas été déclarée, devaient être entendus ce mardi.

Les propriétaires de la salle précisent de leur côté que « le droit de location [d'une salle] à des associations de loto était tout à fait possible dès le 19 mai » et « qu'aucune verbalisation » les concernant n’a été constatée. Ce sont en effet les organisateurs du loto qui ont été verbalisés car « une demande de chapiteau sur le trottoir n’avait pas été demandée à la mairie, ce qui a occasionné une amende de 135 euros et l’arrêt du loto. » Toutefois, « aucune verbalisation concernant les règles sanitaires en vigueur n’a été constatée » assurent-ils.

« Relâchement des comportements »

Un autre regroupement a été interrompu au cours du week-end, puisque les forces de l’ordre sont intervenues sur un site de Bordeaux Lac qu’elles avaient l’habitude de surveiller, « au moment où des personnes installaient du matériel en vue d’organiser une rave party. » « Tout cela montre que l’on a encore une marge de manœuvre face à ce genre d’attitudes », déplore la préfète, qui ajoute constater « un relâchement des comportements. »

« J’ai demandé aux services de police de refaire un tour des bars après avoir remarqué que tout n’était pas toujours bien respecté, notamment concernant le couvre-feu, indique-t-elle. Il faut discuter avec les gérants, faire de la pédagogie, mais attention, je peux aussi aller jusqu’à la fermeture administrative, prévient-elle, ce qui fait perdre le fonds de solidarité et tous les avantages que les bars et restaurants continuent à avoir actuellement, même s’ils sont ouverts. » « Tout le monde a un peu baissé la garde depuis mercredi, dans l’euphorie des retrouvailles, confirme le maire de Bordeaux Pierre Hurmic, mais ce n’est pas le moment. »